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Elisa Da Silva

Sortir de ma zone de confort, c’est ce qui me fait vibrer

La FFCEL prend la parole
01/06/2013 - Femmes Magazine
La responsabilité sociale des entreprises

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09/11/2018
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Elisa Da Silva
Fondatrice de DS Compliance

Elisa Da Silva, consultante en compliance, DS Compliance

Elisa Da Silva est arrivée au Luxembourg le 4 janvier 1998 à l’occasion d’un stage au Parlement européen. «J’étais censée y rester trois mois mais je ne suis plus repartie, c’est dire que je me plais au Luxembourg», explique cette franco-portugaise qui se souvient de toutes les dates importantes de sa vie, symboles d’autant de «virages» décisifs qui lui ont permis d’en arriver là où elle en est aujourd’hui, à la tête de DS Compliance. Cette entreprise, qu’elle a fondée en 2014 et projet qu’elle a mis du temps à mûrir à partir de l’été 2012, propose « des services en matière de compliance pour le secteur financier ».

Sociétés de gestion de fonds, PSF (Professionnels du Secteur Financier), banques, compagnies d’assurance ou encore professions réglementées telles que les cabinets d’expertise-comptable et les études d’avocats font appel à elle pour «s’assurer qu’ils sont en conformité avec les réglementations qui leur sont applicables». «La compliance vise à mettre en place des procédures et des contrôles internes» afin de se prémunir contre le risque de réputation, auquel les professionnels sont particulièrement sensibles. 

Originaire de Dijon, Elisa Da Silva a débuté sa carrière professionnelle comme juriste après des études de droit effectuées en France. Un métier qu’elle exercera jusqu’en 2002. «A 30 ans, on m’a proposé un poste en compliance. Il s’agissait d’un domaine qui émergeait au Luxembourg et les personnes qui m’ont proposé ce travail sont aussi celles qui m’ont, en quelque sorte, mis le pied à l’étrier.» Après avoir «avoir exploré le marché» en tant qu’employée, Elisa prend le temps de réfléchir après une discussion menée avec une connaissance qui s’est lancée à son compte. « En l’écoutant parler, je me suis dit “pourquoi pas moi ?“. » Nous sommes en 2012 et la future cheffe d’entreprise commence à réfléchir sérieusement à son projet. Une réflexion presque inutile puisqu’Elisa est une femme qui aime prendre des risques. « Sortir de ma zone de confort, c’est ce qui me fait vibrer », s’enthousiasme-t-elle. Sa prise de risques reste cependant calculée. Elle décide finalement de concrétiser son projet en septembre 2014 en réalisant toutes les démarches juridiques, financières et marketing. En janvier 2015, le site internet de DS Compliance est lancé et Elisa Da Silva part à la recherche de mandats. «Les premiers mois ont été difficiles, admet-elle sans pour autant en garder un mauvais souvenir. C’est la passion pour mon métier qui m’a fait tenir et surtout le fait d’être convaincue que j’étais faite pour ça.» Elisa est allée «chercher» ses clients en appliquant une stratégie aussi simple qu’efficace : « Je ciblais les besoins spécifiques de chaque entreprise que je contactais et je leur proposais mes solutions ». Une méthode de travail indépendante qu’elle ne pouvait pas toujours appliquer en tant que salariée. Le bouche à oreille a fait le reste et, un an plus tard, Elisa Da Silva compte une quinzaine de clients. C’est une satisfaction personnelle qui la comble: «Créer une entreprise est une recherche de reconnaissance. J’aime quand j’atteins le but que je me suis fixé»

Pourtant cette réussite ne l’a surprend qu’à moitié pour cette fille et petite-fille d’artisans et de commerçants, issue d’une longue lignée d’entrepreneurs. «L’entrepreneuriat, dans ma famille, c’est un peu une tradition. Mon père avait son garage à Dijon, ma grand-mère paternelle et ses frères, commerçants du nord du Portugal près de Braga, étaient tous des entrepreneurs. Même s’il s’agissait davantage de métiers de l’artisanat et du commerce qu’intellectuel, on peut dire que j’ai ça dans le sang», s’amuse-t-elle. Tombée dedans quand elle était petite et arrivée au Luxembourg, un « pays dynamique » qui dégage une véritable «énergie positive en termes d’entrepreneuriat », il ne suffisait que d’un tout petit coup de pouce pour la rassurer. Ce coup de pouce, elle l’a trouvé auprès des membres de la Fédération des femmes cheffes d’entreprises du Luxembourg où elle a rencontré « des femmes qui en veulent et qui ont réussi». «Je me suis dit: “Si ça marche pour elles, ça peut marcher pour moi». Désormais, à l’instar de ces femmes qui lui ont servi d’exemples et d’impulsion, Elisa souhaite partager son vécu et ses solutions avec des hommes et des femmes. Curieuse d’esprit et organisée, elle a conscience que «l'argent n’est qu’un moyen, pas une fin en soi» même si la société dans laquelle nous vivons, nous incite à penser le contraire. Elle suit ainsi de près les questions liées à la démocratie, l’économie, l’éducation et surtout au développement durable. «Il est important que nous revenions à des valeurs de base concernant la démocratie, l’agriculture ou l’éducation», commente-t-elle en citant notamment le modèle éducatif finlandais et le documentaire «Demain», réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent, qui l’a fait réfléchir. 

Aujourd’hui, celle dont les maître-mots sont « professionnalisme, travail et persévérance » ne conseille qu’une chose à ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat : «JUST DO IT».

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