Portraits
 
Soad Bennaceur

Le Luxembourg offre des réponses professionnelles à ceux qui cherchent une carrière

La FFCEL prend la parole
01/06/2013 - Femmes Magazine
La responsabilité sociale des entreprises

En savoir +

Portrait du mois
Myriam Schmit,
MSDESIGN by myriamschmit

En savoir +

Les news
09/11/2018
The Founder Institute is offering together with Equilibre the Female Founder Fellowship program in Luxembourg with the goal of increasing the number of local female entrepreneurs.

En savoir +

 

Soad Bennaceur
directrice financière Artemis Information Management S.A.

Soad Bennaceur est l’une des dernières arrivantes à la Fédération des Femmes Cheffes d’Entreprise du Luxembourg (FFCEL). Pourtant, le Luxembourg, cette longovicienne le connaît bien ! « Je suis une enfant de Longwy. C’est au Parc Merveilleux de Bettembourg que j’ai vu pour la première fois un parc naturel. » A l’instar de ce souvenir d’enfance, beaucoup d’autres premières fois ont eu lieu au Luxembourg : « Les premières sorties en boîte de nuit, les premiers jobs d’été et jobs étudiants, etc. ».  A tel point que, « quand il a fallu chercher un travail, me tourner vers le Luxembourg était naturel ». Les mauvaises langues parleront de l’évident avantage salarial, elle, parle surtout de professionnalisme.

Loin de ne voir que les euros briller au Grand-Duché, Soad Bennaceur évoque davantage « l’ouverture et le professionnalisme » d’un pays où les gens « sont à votre écoute, répondent à vos questions, vous expliquent et vous laisse grandir » et ce, aussi bien dans le secteur privé que public. « Le Luxembourg offre des réponses professionnelles à ceux qui cherchent une carrière. »

D’ailleurs, lorsque la jeune diplômée de Gestion des entreprises est entrée chez Artemis Information Management S.A., les euros n’existaient pas encore puisque c’est en 1996 que Soad intègre l’entreprise en tant qu’assistante comptable. « Je fêterai mon dix-neuvième anniversaire en décembre », sourit la quadragénaire. Au fur et à mesure, Soad Bennaceur gravit les échelons. D’assistante, elle passe à comptable puis contrôleur de gestion avant d’endosser le rôle de directrice financière. « J’ai grandi avec et grâce à la société. » Cette progression, Soad la doit à son travail, bien que ce terme ne soit pas son préféré : « Je n’ai pas ressenti que je travaillais car j’ai aimé ce que j’ai fait. J’ai juste construit quelque chose, naturellement ». Alors quelle est la clef de cette réussite ? Soad n’en fait pas de mystère. « La clef de mon succès est d’avoir rencontré des gens qui m’ont fait confiance. Ma réussite est d’être parvenue à préserver cette confiance. »

 Aujourd’hui Soad Bennaceur est une femme heureuse, aussi bien dans sa vie privée que professionnelle. Si elle a déjà pensé à créer sa propre entreprise, elle y a vite renoncé, consciente que l’indépendance qu’elle obtiendrait par ce biais, elle l’avait déjà trouvé chez Artemis. « Mes attentes professionnelles sont comblées », assure-t-elle avant de partager avec nous un rêve plus secret et moins financier : « J’aimerais écrire un livre, un jour. » C’est que l’amour des lettres l’a toujours taquiné. « Je n’ai jamais voulu être directrice financière, je voulais être écrivain », se remémore-t-elle en même temps qu’elle évoque le souvenir d’un test de personnalité. « On m’avait classé dans les personnes “raisonnées“ plutôt que “créatrices“, pourtant, croyez-moi, il faut parfois être très créatif lorsqu’on exerce mon métier », rigole-t-elle. Aujourd’hui encore, sa passion pour la littérature ne la quitte pas. « Lire, c’est voyager », nous jure cette mère de famille pour qui le luxe serait de pouvoir « rentrer chez moi, me faire un thé, m’installer avec un bon livre pendant plusieurs heures et voir le dîner se préparer tout seul ».

 Attachée à la valeur du vivre-ensemble, Soad Bennaceur est loin d’être une solitaire. Si elle est convaincue que chaque personne possède un « talent individuel », elle est aussi persuadée que ce don perd toute utilité s’il n’est pas mis au service de la collectivité. « Il y a très peu de réussites individuelles, la plupart du temps, c’est le fruit d’un travail collectif. Il est nécessaire de distinguer la richesse que les personnes que nous rencontrons peuvent nous apporter. » Le vivre-ensemble, c’est aussi la famille, entité chère à Soad. « Quand on n’a pas de racines, on n’a pas d’ailes », or, la famille ne représente-t-elle pas le plus fabuleux des terreaux ? « Même si toutes les femmes ne sont pas mères, elles restent les filles de quelqu’un et nous jonglons toutes avec ces différentes responsabilités ». C’est notamment le cas des autres membres de la FFCEL avec qui elle avoue « avoir plus de choses à partager qu’avec des collègues masculins ». Entrer dans la FFCEL répondait également à son envie « d’intégrer un groupe de femmes professionnelles ». Un désir comblé qui rend sa vie encore un peu plus belle. « J’ai le bonheur facile », admet-t-elle en riant. Et communicatif, aussi.

Revenir à "Portraits"

© 2019 / conception & ergonomie alinéa communication _ programmation z6creation / Espace Membres / Plan