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01/06/2013 - Femmes Magazine
La responsabilité sociale des entreprises

BÉATRICE MARTIN, VICE-PRÉSIDENTE DE LA FFCEL 

«La responsabilité de l’entreprise ne s’arrête pas au seuil des usines ou des bureaux. Les emplois qu’elle distribue conditionnent la vie entière des individus. Par l’énergie et les matières premières qu’elle consomme, elle modifie l’aspect de notre planète. (...) La croissance ne devra plus être une fin en-soi, mais un outil qui, sans jamais nuire à la qualité de vie, devra au contraire la servir ». Antoine Riboud – Entrepreneur - Fondateur et ancien patron de BSN (Danone). «I’m only a banker, I’m doing God’s job!» Lloyd Blankfein, CEO de Goldman Sachs. 

Qu’est-ce qui sépare ces 2 réflexions, l’une empreinte de bon sens, l’autre d’arrogance? 

D’un côté, un entrepreneur, créateur responsable, porteur de valeurs et d’idées, pour qui il ne peut pas y avoir d’aventure d’entreprise s’il n’y a pas d’équilibre entre le social et l’économique. 

De l’autre, un dirigeant de la finance, patron d’une boîte qui a manipulé les marchés pendant des décennies et érigé la fraude en système de gestion. 

Entre les 2, il y a l’école de Chicago et Milton Friedman (prix Nobel d’économie en 1976), pour qui les entreprises doivent avoir comme objectif la maximisation de la valeur pour les actionnaires. Dès lors, tous les acteurs de l’entreprise (y compris les travailleurs) sont utilisés pour augmenter les profits. L’argent n’est plus traité comme un moyen, mais comme une fin. 

Friedman et l’école de Chicago, ont érigé la cupidité en dogme! 

Fervent défenseur du libéralisme, Friedman est aussi à l’origine des dérèglementations des systèmes financiers des années Reagan, avec comme alibi, la croissance économique. 

Ces années de croissance ont aussi été des années d’endettement, que les marchés financiers ont autorisé parce que la sophistication des mécanismes a rendu possible le financement d’à peu près n’importe quoi! Cette sophistication a donné l’illusion de la croissance durant ces 30 dernières années, ce qui a permis de justifier le déploiement de la finance. Car avec elle, on avait l’illusion d’un enrichissement bien supérieur à celui que l’on aurait connu si la dérèglementation n’avait pas eu lieu. 

La logique de notre système économique actuel est donc une logique instrumentale: comment organiser au mieux des ressources pour produire des résultats maximums, généralement mesurés en termes monétaires. 

Cette vision strictement économique est mortifère, car 
1. elle est falsifiée 
2. elle détruit la planète 
3. elle augmente les inégalités de manière terrifiante. 

Et malgré tout, l’entrepreneuriat est de plus en plus dominé par le monde de la finance, indifférent à ces problèmes! 

Comme dirigeantes de petites ou de moyennes entreprises, locales, familiales, nous avons tout intérêt à jouer la carte de partenaires financiers solides qui ne jouent pas au yoyo sur les marchés mondiaux. Il en existe encore au Luxembourg... 

Comme leaders, nous sommes aussi en mesure de (re) donner du sens à l’activité de notre entreprise, et à fédérer les personnes qui y travaillent. 

Enfin, comme citoyennes, employeuses et actrices économiques, nous avons le devoir d’influencer le politique pour qu’il (re)commence à se préoccuper du bien commun. 

«Nous devons nous fixer des objectifs humains et sociaux, c’est-à-dire: 
- nous efforcer de réduire les inégalités excessives en matière de conditions de vie et de travail, 
- nous efforcer de répondre aux aspirations profondes de l’être humain.» Antoine Riboud. 

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